Quel avenir pour le mouvement démocrate?

Publié le par Silvère Say

Alors que chacun s'accorde sur l'ampleur de la défaite subie lors des élections présidentielles puis législatives du printemps dernier pour notre famille politique, se pose désormais la question du cap à suivre dans les prochaines années.

 

Plusieurs options sont ouvertes. Schématiquement, on peut distinguer trois courants principaux :

1/ ceux qui estiment que le gouvernement élu au printemps, bien que dit de gauche, mène en réalité une politique centriste et qu'il est nécessaire de lui apporter un soutien à des échelles diverses et variées.

2/ ceux qui estiment que les échéances nous ont montré combien la voie centriste ne peut exister seule et, par conséquent, il faut revenir avec nos alliés "naturels", c'est-à-dire la droite,

3/ ceux qui pensent que notre positionnement n'est pas à jeter et que ce n'est pas un revers de fortune qui doit faire quitter le navire.

 

Je me retrouve, vous l'aurez compris, dans la dernière catégorie. Pour autant, suis-je exactement sur la même ligne que F. Bayrou?

 

La réponse est malheureusement négative. Alors que la crise est en train de faire sombrer notre pays, nous nous perdons dans des affrontements qui ne parlent pas à nos compatriotes. J'estime que depuis de nombreuses années, l'UDF puis le Mouvement Démocrate, ont fortement pâti de ces personnes, soit-disant centristes, mais qui l'utilisent uniquement pour s'abriter et se rendre désirables au nom de l'un ou l'autre bloc UMP ou PS.

En choisissant de courir après la sacro-sainte "union du centre", F. Bayrou fait une erreur majeure : il va peut-être récupérer certains de ses amis, mais pour combien de temps?

Je suis prêt à parier que toute la clique de l'UDI, qu'il s'agisse du parti radical, de la FED, de l'Alliance centriste, du Nouveau Centre ou de la Gauche Moderne, s'empressera de retourner s'abriter à droite dès qu'un nouveau leader émergera dans ce bloc. Ils n'ont ni le charisme, ni l'envie de s'affranchir au point de risquer une place pour une idée.

 

Selon moi, le mouvement démocrate ferait mieux de travailler sa communication et son image plutôt que de se perdre dans ces combats d'arrière-garde. Comme je suis forcé de reconnaître là le choix récurrent de F. Bayrou de ne pas jeter la pierre à ses amis, même lorsqu'ils l'ont trahi sans état d'âme, n'est-ce pas M. Artigues?, je prends un peu de recul, tout en continuant à être actif dans le roannais.

J'aurai d'ailleurs l'occasion d'en reparler ici par la suite.

Publié dans Actualité politique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article