Editorial du 30 Janvier 2010 paru sur le site du modem Roanne Feurs

Publié le par Silvère Say

Nous sommes à un mois et demi des élections régionales. Dans un microtrottoir, disponible ici, RoanneWeb TV a demandé aux gens de quoi il s'agit. Les réponses sont éloquentes. Pêle-mêle, la région sert à élire le Préfet ou les députés, elle gère les routes et les régions. Bref, nul ne sait quelles sont ses compétences et qui sont ceux censés nous représenter au sein de cette collectivité.

Azouz BEGAG, notre candidat en Rhône-Alpes, ne dit pas autre chose quand il dénonce les 25 Millions d'euros dépensés en campagne de communication et de notoriété par les sortants. En parallèle, il rappelle systématiquement le chiffre effarant : 80% des rhônalpins ignorent le nom du président de leur région! On pourra utilement retrouver le discours de notre leader régional lors du lancement de la campagne à Paris il y a une semaine, ici.

Il faut que cet état de fait change! Non pas pour le plaisir de faire de la publicité à tel ou tel, mais pour mettre des visages connus de tous. Ainsi, les gens qui n'ont pas accès aux services de la région pourront avoir un interlocuteur identifiable. Ainsi, ils auront une chance d'accéder à l'information. Ainsi, ils pourront être aidés.

Notre principal thème de campagne porte sur l'accessibiltié. Bien souvent, les dispositifs existent, que ce soit en matière de formation professionnelle, d'économie ou autres, mais, faute de connaissances du système et de coordination des acteurs, les publics intéressés ne peuvent y accéder.

Il faudra aussi que nous simplifiions notre vocabulaire. Tout le monde n'a pas la chance de faire de grandes études. Si on assomme les gens avec des phrases compliquées, alors on est certain de les décourager.

Par notre exemplarité dans ces domaines, notre ligne de conduite pendant la campagne et une fois que nous aurons gagné Rhône-Alpes devra être un service Public au service du Public!

Rhônalpins quotidiens!

Publié dans L'édito

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GOYET Georges 10/02/2010 14:48



Bonjour Monsieur,


Je suis membre d'un CLD de Rhône Alpes et ai participé aux débats concernant l'élaboration d'un CDD RA.


Cela m'a confirmé malheureusement  - une fois de plus - que le mode de production des territoires était complètement obsolète. Comme vous le savez très bien, malgré les discours et les
exigences  - dans la perspective de démarches cohérentes avec le projet de développement durable / approches globales, transverses inscrites dans des PROCESSUS (et non des fiches-actions /
dispositif de guichet) - la dominante des relations entre élus, techniciens-expertise et citoyens est toujours celle de relations cloisonnées, linéaires, descendantes  etc  Nous sommes
toujours dans la perdurance de l'organisation mécaniciste, taylorienne de la "production". Tout le monde sait - enfin je crois ! - que cette culture organisationnelle (et politique bien sûr
!)  est CONTRE PRODUCTIVE, organise des gâchis,  va à l'encontre des discours de rénovation de la vie politique.


Le changement nécessaire ne se décrète pas, il ne peut être que le fruit d'un long processus d'exploration et apprentissage collectif. Dernièrement j'ai participé au "off" du Congrès des Régions
à Marseille avec la 27°Région. Le point de vue que j'exprime trop rapidement ci-dessus, s'est avéré largement partagé. Aux élus qui étaient présents  (très ,très peu ) j'ai posé la question
que je vous adresse maintenant:


 


Pour les élections régionales avez-vous envisagé, envisagez-vous d'inscrire à votre programme, votre engagement par un SIGNAL FORT dans un processus volontaire et déterminé de transformation du
"mode de production" du territoire?


Aucun élu n'a voulu reprendre à son compte une ou des questions de ce genre !  Peut être parce qu'ils ne les jugent pas pertinentes. Je pencherais plutôt, quant à moi, pour un point de vue
malheureux qui considèrerait que leur attitude relève avant tout d'un manque de courage politique car derrière cette "simple" question, il s'agit, vous le savez pertinemment,  d'un
"chantier"  "hénaurme"!    ... mais à mes yeux, vital pour être à la hauteur des défis auxquels nous sommes confrontés.


Il n'est pas question de vous demander une "recette" et un "oui ça va de soi, nous le faisons déjà !" - je vois ce qu'il en est via le CLD - mais de savoir - en particulier dans une démarche
citoyenne participative - s'il est pensable qu'en tant que leader politique - responsable de l'effectuation de GESTES SYMBOLIQUES forts qui ORIENTENT des efforts sociétaux nécessaires - vous
seriez à même de faire le, les gestes symboliques  autorisant une exploration, invention "chemin faisant" des nouveaux modes de relations entre élus/techniciens/ citoyens dans le respect
bien sûr des responsabilités, légitimités de chacun  etc ? Un SIGNAL d'ouverture et d'engagement est-il possible ?


Je me permets d'envoyer  un courrier similaire aux différentes listes présentées aux élections de mars.


En espérant une réponse à cette question
Recevez Monsieurmes cordiales salutations. G.Goyet



Silvère Say 10/02/2010 17:01


Monsieur,

Je vous remercie pour votre question. Au mouvement démocrate, nous sommes partisans d'un droit à l'expérimentation au niveau régional pour pouvoir sortir du carcan habituel des aides saupoudrées
par le biais de programmes toujours trop vagues.
A titre personnel, je reste marqué par le fait que sur un syndicat d'assainissement, les aides du Conseil Général peuvent représenter jusqu'à 50% des travaux engagés alors que la région en fournit
seulement 5%! Dans le même temps, la région est toujours très heureuse d'apparaître parmi les financeurs et elle communique sur la protection de l'environnement.
De plus, actuellement, si la relation élus/techniciens-population se fait à sens unique, il me semble que cela est aussi dû au fait que nos concitoyens connaissent mal la région. (Je vous incite
d'ailleurs à visionner un microtrottoir disponible sur ce site, qui est éloquent).
Notre principal axe programmatique sera l'accessibilité. M. Begag, notre candidat, cite toujours comme exemple que la région a dépensé pendant le dernier mandat plus de 25 millions d'euros en
communication institutionnelle. A la sortie, seuls 20% de nos concitoyens connaissent le nom du président de la région et la plupart sont incapables de savoir à quoi elle sert. Notre priorité sera
de diffuser la connaissance de ces éléments à chacun des rhonalpins. Ainsi, ils seront aussi à même de s'emparer des débats qui conduisent à l'élaboration des programmes de développement durable
Rhône-Alpes.
Une de nos promesses de campagne est à ce titre de créer une vice-présidence à l'accessibilité. Il s'agira d'une compétence transversale, mais qui sera essentielle.
Ainsi, on peut imaginer que cette vice-présidence impose que les débats trop techniques, qui font fuir les gens et ne cherchent pas à susciter l'intérêt, soient mis à la portée de tous, en
expliquant et en prenant le temps de faire comprendre les choses.

Je reste évidemment à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.