Le 17 octobre, avait lieu la journée mondiale de refus de la misère. Pourtant cet événement, est passé presque inaperçu, perdu entre la contestation des régimes spéciaux de retraite et le divorce des Sarkozy. Je le regrette car cela montre et démontre encore une fois la difficulté à traiter des vrais problèmes dans notre beau pays.
Certes, il serait hypocrite de dire qu'on ne s'intéresse pas à la séparation de notre "bien aimé petit père des peuples", d'avec sa Cécilia. En effet, ce couple s'est tellement mis en scène à la façon de la jet set, qu'on en arrive à oublier la doctrine politique du président actuel : réagir toujours, penser sur le long terme, rarement pour ne pas dire jamais.
Dans le même temps, la paralysie, comme à l'accoutumée de la France, par ce qui ressemble à un baroud d'honneur des syndicats dans un contexte de malaise lié à l'affaire Denis Gautier Sauvagnac/ UIMM, laisse pantois : chacun a pris sa RTT ou son vélo. Du coup, on a plus parlé des fameux vélibs parisiens que des revendications ou des marges de négociation que peuvent avoir tant le gouverment que les syndicats.
Et, pendant ce temps, on continue dans le silence à fermer des tribunaux, des postes, ou tout un tas d'autres services publics dans les campagnes qui sont méprisées alors même qu'elles gagnent des habitants excédés et/ou usés par la vie citadine. Les ruraux ou les rurbains ne sont pas écoutés : leur seul faute? Ne pas habiter à Paris...
Par ailleurs, sur le plan politique, il devient maintenant plus qu'urgent que le mouvement démocrate se structure et adopte des statuts, des règles de fonctionnement et des modes d'organisation aptes à nous mettre en place pour les municipales. Malheureusement, si nous sommes la troisième force politique française, les socialistes, commes les umpistes ne sont pas prêts à franchir le pas et à proposer des projets communs. Là où l'intérêt local devrait primer sur les enjeux politiciens, un certain nombre de petits coqs se dressent sur leurs ergots, car il n'y a qu'un fauteuil de maire dans chaque commune. Le pouvoir attise les convoitises... L'altruisme est vraiment devenu un mot galvaudé.
Enfin, je tiens à m'excuser auprès des fidèles lecteurs de ce blog pour mon long silence dû à un emploi du temps surchargé et à un emploi très prenant, car fort heureusement, certains maires continuent à travailler y compris à l'approche des élections. Le secret du développement local passe à mon sens par un engagement quotidien, une volonté d'ouverture à tous et surtout des projets multiples en se donnant les moyens de les réaliser par une gestion rigoureuse.
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